Africa Disrupt CSW70 Call to Action – French
Préambule
Nous, féministes africaines, femmes, adolescentes et organisations de défense des droits des filles, militantes, universitaires, juristes, leaders communautaires et religieux, et alliés, réunis sous la bannière Africa DisruptCSW70, qui s’est tenue du 17 au 19 février 2026 à Accra, au Ghana, réaffirmons que l’accès à la justice est un droit humain fondamental et une condition préalable à l’égalité des sexes, à la paix et au développement durable en Afrique. Sur la base des engagements continentaux de l’Afrique, notamment le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, et les engagements mondiaux pris dans le cadre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing et de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), nous affirmons que l’accès à la justice va au-delà de l’existence de politiques, de lois et d’institutions. Il nécessite des systèmes qui tiennent compte des questions de genre, qui soient inclusifs, accessibles et redevables face aux réalités vécues par toutes les femmes et les filles. Sans accès à la justice, les femmes, les adolescentes et les filles ne peuvent pas faire valoir leurs droits, contester les lois discriminatoires, participer de manière significative à l’élaboration des décisions qui affectent leur vie et apporter des changements dans leurs communautés.
